21 oct. 2009

Taganga, Tayrona, Cartagena: la côte caraïbe


Après une nouvelle escale à Bogota, nous partons d'un coup d'avion sur la côte Caraïbe, à Taganga-aux-2-visages: charmant petit village de pêcheurs, paisible et paradisiaque le jour, diabolique et offrant toutes les tentations la nuit. Tous les clichés des Caraïbes y sont réunis: les restos de poissons et les jeunes hippies qui vendent leur artisanat sur la plage, les bateaux de pêche rafistolés, les mamas au parapluie pour se protéger du soleil, les chiens errants, les stands de jus de fruits.



Prochaine étape: la péninsule reculée de la Guajira, où on rencontre Alejandro et Anne avec lesquels on fera un bout de route (ce sera l'objet d'un prochain post).

Puis direction le Parc National Tayrona, joyaux de la Colombie: un pied dans la mer scintillante de poissons multicolores, un autre dans la jungle verte et dense; les vagues se déroulant sur des plages immaculées pour venir lécher les pieds des palmiers de coco et des rochers majestueux comme tombés du ciel.

Les photos / le diapo de Tayrona

Le 3ème jour, a court d'argent, nous partons de cet éden terrestre en lancha et retrouvons Taganga, comme un nouvel ami qu'on a quitté la veille, avec le désir de le connaitre mieux. Malheureusement, depuis notre dernier passage, les travaux d'aménagement ont avancé, les bouibouis du bord de mer ont disparu, les pavés remplacent petit à petit le sable et un peu de l'âme de Taganga s'en est allé.

On y découvre Jorge: au 1er abord, d'aspect limite clodo avec ses guenilles et ses lunettes cassées, mais en réalité un amateur de poésie, cultivé et animateur d'une radio locale. Il nous parle de sa Colombie, pays des extrêmes: de Pablo Escobar a Gabriel Garcia Marquez.
Il y a aussi ce père et ce fils, qui chantent dans la rue comme 2 copains,
interviewés par Alejandro (alias Barcelombia).

Les photos / le diapo de Taganga.

Ca y est, Alejandro et Anne doivent repartir chez eux. On se donne RV à Bogota avec Alejandro et à Barcelona avec Anne. Les quelques jours passés avec eux auront vraiment été sympa.
Nous poursuivons notre chemin vers Cartagena, superbe ville coloniale fortifée, qui nous acceuille avec une chaleur moite et suffocante. Un violent déluge tropical ne nous offre qu'une fraicheur passagère. Et c'est presque en fuyant qu'on quitte Cartagena pour les hauteurs de Medellin, surnommée "la ville de l'éternel printemps".

Les photos / le diapo de Cartagena

4 oct. 2009

Villa de Leyva

L'aventure continue avec Martin et Ophélie, direction Villa de Leyva dans le fameux 4x4 Azulejo de Felipe.
La piste, bordée de mines et de fours de charbon, est toujours aussi chaotique et poussiéreuse, et devient encore plus impressionnante à la nuit tombante: les mineurs, noirs de charbon rentrent péniblement chez eux; un panneau a l'entrée de chaque mine indique le nombre de jours depuis le dernier accident; les flammes et fumées sortant des fours donnent au tout comme un air de germinal, de misère d'un autre siecle.

Après le spectacle des mines du paramo, l'arrivée à Villa de Leyva donne l'impression d'avoir changé de planète: une jolie ville coloniale qui respire la richesse, l'ordre et la propreté.
Felipe nous explique sa théorie: Villa de Leyva, comme d'autres villes telles que Cartagena ou Medellin, est une "suisse" colombienne. Qu'entend t il par la? Une zone sécurisée qui fait semblant d'être neutre, mais qui récupere tout le fric des guerres internes (narcotrafficants/paramilitaires/guerilla) sans les problèmes...



On est logé chez Ronan et Myriam, des amis agronomes de Martin et Ophélie, dans une charmante maisonnette d'une coopérative agricole, à l'entrée de la ville.
Les gérants ont pour habitude de travailler dans la pépinière en ecoutant la musique le volume à fond. On va rapidement s'apercevoir que c'est la norme: chaque bistrot, local, le plus modeste soit-il, se doit d'avoir des bafles é-no-rmes.
Ronan et Myriam bossent sur la contamination de l'eau dans cette région. Toujours la même problématique: les citadins se plaignent que l'eau soit contaminée par les agriculteurs vivant en altitude. On y trouve de tout: batteries de voiture, cadavre de bouc, sacs de pesticides, etc. Miam. Bouillir l'eau du robinet ne suffit clairement pas.

On se fait une belle rando vers le parque Cane Iguaque. En chemin, on est chaleureusement acceuilli dans une école par le maire qui nous explique que 500 personnes, principalement des militaires, sont mobilisés depuis la veille pour arrêter un incendie dévastateur dans cette region sèche et très ventée. Il nous rassure: tout est sous contrôle, et nous invite fièrement à une fête donnée dans quelques semaines en l'honneur de l'arrivée de l'électricité au village.

Les photos / le diapo de Villa de Leyva


1 oct. 2009

Le secoussemographe ou sacudografo

De nos premiers trajets en bus est né un nouvel indicateur des transports en commun, basé sur une méthode éprouvée: le secoussemographe.
Les résultats vous permettrons d'avoir une meilleur idée de la réalite du terrain.
Ci-dessous, le descriptif technique:

29 sept. 2009

Le Paramo de Rabanal

Après avoir passé nos premiers jours en Colombie à Bogota chez Lilian, la grand-mère de Karool, nous partons avec Ophélie et Martin, des amis agronomes, visiter leur fief, le Paramo de Rabanal, et assister à une réunion avec les agriculteurs du coin.
Le paramo se mérite: il faut endurer 3 bus différents sur des routes de + en + inconfortables (cf le secoussemographe) pour y arriver enfin, éreintés et poussiéreux.

Le récit en image

Martin et Ophélie présentent aux agriculteurs les résultats de leurs 5 mois d'étude sur le paramo:




Petite explication de la problématique par Ophélie:


27 sept. 2009

Qu'est ce qu'un lentisimo cronopio?

Voici le résultat du Quiz:
  • Une maladie éradiquée se caractérisant par une lenteur chronique : 6 (16%)
  • Un chronometre basé sur le mouvement des astres : 7 (18%)
  • Un bonhomme vert, sensible et imprévisible qui rate souvent le train : 6 (16%)
  • Un singe d'Amazonie connu pour se mouvoir lentement : 18 (48%) 
Vous n'avez donc été que 6 à trouver la bonne réponse. Un Cronopio est en effet un être imaginaire inventé par l'écrivain argentin Julio Cortazar et qui résume la philosophie de notre voyage: prendre le temps et se laisser guider par les imprévus et les rencontres.


Extrait de « Historias de cronopios y de famas  »:
"Cuando los cronopios van de viaje, encuentran los hoteles llenos, los trenes ya se han marchado, llueve a gritos, y los taxis no quieren llevarlos o les cobran precios altísimos. Los cronopios no se desaniman porque creen firmemente que estas cosas les ocurren a todos, y a la hora de dormir se dicen unos a otros: "La hermosa ciudad, la hermosísima ciudad". Y sueñan toda la noche que en la ciudad hay grandes fiestas y que ellos están invitados. Al otro día se levantan contentísimos, y así es como viajan los cronopios."